Le Cloud et le SaaS : Effet de mode ou avenir pour les entreprises ?

Nous entendons de plus en plus de noms barbares en « aaS » associés à des nuages (cloud) : IaaS, SaaS, DaaS, PaaS, DRaaS, FaaS, … Et attention, la capitalisation de certaines lettres dans ces acronymes est primordiale. Il faut absolument minimaliser les « a » et capitaliser les autres lettres sous peine de ne pas se faire comprendre.

Ces trois lettres magiques « aaS » viennent de l’abréviation anglaise « as a Service » qui globalement signifie « libre-service ».

 

To be SaaS or not to be ?

Aujourd’hui, pour de plus en plus de sociétés quelles que soient leurs tailles et leurs ambitions, il apparait comme une nécessité de centraliser leur énergie et leur force vive sur leurs cœurs de métier et ce, quels que soient ces métiers.

Gérer des serveurs, des infrastructures, du stockage de données informatiques peut très vite s’avérer un casse-tête insurmontable pour une société dont ce n’est pas la raison d’être.
Les investissements techniques (locaux, matériel, lignes de télécommunication, licences de produits divers et variés, …), humains (salariés hautement qualifiés) et financiers peuvent vite atteindre des sommes astronomiques par rapport à l’apport d’un simple soutien de base. Les services informatiques, pour la majorité des sociétés, ne représentent, en effet, qu’un outillage facilitant la mise en œuvre de sa production comme c’est le cas d’un robot ménager facilitant la confection d’une pâte pour qui veut réaliser une tarte, par exemple.

 

Le cloud, 20 ans déja

Au début des années 2000, les progrès réalisés autour d’internet, la vitesse toujours plus élevée des communications ont permis de pouvoir imaginer la mise à disposition d’applications (softwares), puis de plateformes et d’infrastructures, communes pour plusieurs clients n’ayant à s’équiper que de simples PC légers et d’une bonne liaison internet. Une révolution industrielle de l’informatique se met dès lors en marche et le cloud acquiert ses lettres de noblesse.

 

Le SaaS, ses avantages…

Regardons de plus près les avantages liés à la « SaaSsisation » des sociétés dans un cloud :

  • Réduction des coûts : Le premier avantage, nous l’aurons compris, est tout d’abord de permettre une réduction des coûts. Cela permet d’échanger des coûts d’installation, de maintenance et de mise à niveau d’infrastructure informatique sur site contre un simple abonnement à un SaaS. Les coûts passent alors de CAPEX en OPEX, libérant les capacités d’investissement de la société
  • Evolutivité : Le second avantage est aussi de permettre une évolutivité facilitée et à moindre coûts suivant le nombre d’utilisateurs, la saisonnalité, les besoins applicatifs, … sans subir les aléas liés au nombre de licences logicielles ou à la capacité des serveurs. L’abonnement à un SaaS est modifiable par mois selon les besoins.
  • Accessibilité : Un autre avantage est de pouvoir accéder facilement à ses données. Comme nous l’avons vu, un simple accès internet est suffisant. Dès lors, n’importe quels supports (tablettes, téléphones portables, PC personnels) est utilisable et de n’importe où (en clientèle, chez soi, dans les transports, …) et à n’importe quels moments (jour, nuit, jours fériés, vacances, …)
  • Capacité de mise à niveau : Vous pallierez ainsi également la fastidieuse opération des mises à niveau de vos logiciels et matériels, votre fournisseur de SaaS en étant responsable.
  • Résilience : Vous allégerez considérablement vos préoccupations concernant vos plans de continuité de service en cas de détérioration de votre site puisque vos données resteront accessibles de n’importe via internet et ce problème sera déporté sur votre fournisseur.

 

…et ses inconvénients

Si les avantages sont appréciables, il existe un certain nombre d’inconvénients :

  • Confidentialité : Les données sont stockées à l’extérieur du site de la société sur le site de l’hébergeur. Il est alors nécessaire de bien se renseigner sur la législation en vigueur dans le pays de l’hébergeur et de prendre les mesures nécessaires juridiques et commerciales
  • Sécurité : l’utilisation des réseaux publics expose les sociétés utilisatrices à des risques supplémentaires de cyberattaques et de violation des données.
  • Dépendance : votre société sera dépendante de la qualité du réseau et de sa disponibilité, aucun fournisseur de cloud ne garantissant une disponibilité à 100%.
  • Contrainte de fidélité : il faut étudier très minutieusement les contrats liant un client à son fournisseur de cloud, car absence de clause spécifique, la réversibilité ou les coûts de sortie d’un cloud peuvent s’avérer très pénalisants et le client peut se retrouver contraint de renoncer à ses envies d’indépendance.

Les avantages et les inconvénients comme évoqués sont nombreux et non exhaustifs.

 

Incontestablement l’avenir du numérique

Cependant la souplesse et l’adaptabilité du cloud permettent de contrer certains des inconvénients : mise en œuvre de cloud privé, sécurisation des site fournisseurs, contrat de réversibilité, secours des sites des fournisseurs de cloud et modularisation des fonctionnalités en « libre-service ».

Au-delà du simple fait d’externaliser tout ou partie de son service informatique, une société se dirigeant vers le cloud, doit avant tout penser à préparer ce changement sans s’engager trop rapidement même si la facilité de ce passage est tentante. Il sera en effet nécessaire de restructurer les services et de comprendre l’évolution de son service informatique.

Aujourd’hui le cloud se met au service du particulier. Les fournisseurs de cloud proposent maintenant des locations de bureau virtuelle ou de PC de « gamer » équipés des dernières technologies. L’équipement des foyers ne consistera bientôt plus qu’à se procurer un simple PC tablette et un accès internet.

Gageons que le cloud sera très vite notre futur environnement.